Xavier Dolan à Cannes: sauvez ce garçon de lui-même

21 mai 2014

Xavier Dolan à Cannes: sauvez ce garçon de lui-même
© Les Films Séville

Sauvez ce garçon de lui-même. Ces mots m’ont obsédé tout au long 135 très longues minutes de Mommy, le nouveau film de Xavier Dolan projeté à la presse mercredi soir au Festival de Cannes.

Scénariste, réalisateur, monteur et producteur, l’enfant prodige du cinéma québécois (J’ai tué ma mère, Les amours imaginaires, Laurence Anyways, Tom à la ferme) ne fait pas du cinéma avec les autres, mais pour lui-même. En occupant tout le terrain, et pas très bien. Par exemple, le scénariste confond récit, développement, personnages, avec une logorrhée de répliques à l’emporte-pièce hurlées par des acteurs costumés par lui. Le réalisateur privilégie le style au propos, l’effet à la profondeur, étire le temps et crée des intermèdes musicaux pour faire cool. Le monteur veille scrupuleusement à ce que chacun de ces choix et partis-pris, du plus astucieux au moins avisé, soient préservés. Enfin, le producteur laisse faire et se trouve à chaque film un partenaire complaisant pour lui ouvrir le chemin.

Depuis J’ai tué ma mère, film-miracle qui a lancé sa carrière à Cannes en 2009, Dolan fait du cinéma comme un adolescent qui aurait reçu les clés de la voiture de ses parents. Il roule pour rouler, sans destination ni propos transcendant. L’image routière est d’autant plus appropriée que Mommy commence par un accident impliquant le véhicule de Diane (Anne Dorval en redite), une veuve clinquante forcée de ramener chez elle Steve (Antoine-Olivier Pilon, inégal), son adolescent hyperactif et atteint de graves troubles d’attention, pour cause de renvoi du centre d’accueil où il avait mis le feu. Les deux entretiennent une relation orageuse, qui débouche parfois sur la violence. Kyla (Suzanne Clément, très juste dans une composition d'une belle sobriété), voisine institutrice en choc post-traumatique  (on n’en saura pas vraiment plus), va intervenir lors d’une de ces querelles, puis se faire une place dans ce foyer où elle deviendra l’amie de la mère et le mentor du fils.

Quelques moments forts jaillissent ici et là, créent l’émotion, presque par accident. Hyperactif et atteint de graves troubles d’attention, le film tourne en rond dans un mouvement centripère dont le cinéaste serait le pivot.

Mais il y a plus grave. Dans ce qui reste à mon sens la coquetterie la plus infantile vue au cinéma depuis longtemps, Dolan et son directeur-photo, le très estimable André Turpin (Congorama, Incendies), ont privilégié un format d’image 4:3 (écran télé d’autrefois), puis poussé "l'audace" jusqu’à faire pivoter le rectangle sur la verticale. Avec pour but (idée du siècle) de serrer les personnages dans des gros plans sans horizon de façon à témoigner de leur enfermement. Avec pour résultat la négation absolue du cinéma, de l’organisation de l’espace par la mise en scène.

Je récapitule: un producteur qui se tient debout, un monteur impitoyable, un scénariste ayant l’esprit de synthèse, voilà ce qui manque à cette sauterelle cannoise au talent fou. Dolan, je le crois sincèrement, n’a pas encore réalisé un film dont il pourra être fier cinq ans après l’avoir fait. C’est à cette tâche qu’il devrait s’atteler. C’est avec les autres qu’il va y arriver.  Je le répète et vous le demande sincèrement: sauvez ce garçon de lui-même.



30 commentaire(s)

  • 2015-04-13 00:45:01
    et cette discussion académique sur est-ce que l'écran est 4:3, 1:1 ou 69:69 est carrément de l'enfantillage et du fonctionnariat. Oui l'écran est carrée et une illusion d'optique nous la fait apparaître plus grande que large. Comme un ami me l'a dit, je paye assez cher au cinéma, si en plus on me bordure de noir la moitié de l'écran aussi bien présenter un film sans images. D'attaquer la critique sur un détail aussi insignifiant que le ratio exact du carré sphérique équidistant congru et asymptote révèle à quel point les 'hypeurs' de Dolan ont peu de contenu à part de se sécuriser dans leur 'mob mentality'.
  • 2015-04-13 00:24:33
    Je suis l'oeuvre de Dolan depuis son premier et j'ai décroché avec son Mommy que je refuse de voir, pour ne pas souiller ma culture cinématographique. Commettre un écran carré au cinéma est l'équivalent de la symphonie silencieuse, du tableau sans peinture, de la sculpture sans sculpture. Un intéressant cul-de-sac philosophico-artistique, mais sans plus et on a bien hâte de retourner au carrefour pour rejoindre l'autoroute. Alors que le cinéma a besoin de sortir de l'écran plat 2D directionel, Dolan nous renferme encore plus dans ses limitations pour supposément appuyer le désespoir des personnages comme si l'imagination des spectateurs n'est pas suffisante (et à voir le hype autour de Mommy, peut-être bien que oui, l'imagination des spectateurs n'est pas suffisante). Mais je digresse. Ce n'est pas Dolan qu'on doit sauver de lui-même, mais sauver le Québec de Dolan. Jusqu'ici j'appréciais son oeuvre à sa juste valeur. Sans savoir si vraiment cet autodidacte est le génie derrière toutes ses créations (ou bien il est énormément aidé de multitudes d'amis experts et techniciens), je considère que Laurence Anyways est son chef-d'oeuvre. Comme il aurait voulu qu'il le soit. Oubliez le prétexte de la transexualité, c'est une histoire d'amour universel de son début jusqu'à sa fin et même un peu après, comme Woody Allen l'a si brillamment réalisé avec Annie Hall. Tom à la ferme est une efficace adaptation de la pièce du même nom mais Dolan n'est pas le génie derrière le texte ou l'histoire convoluté. Quant à son 2e que j'oublie le nom, c'est du Woody Allen tout craché, un curieux exercice de style sur l'idôlatrie qui annonce déjà les excès tonitruants et intempestifs de Mommy. Et son premier, ben.... c'est juste un concours de secondaire V qui a gagné des prix. Le drame pour la cinématographie québécoise est d'éclipser les très bons réalisateurs actuels (certains meilleurs que Dolan mais ignorés) et d'oublier les très bons du passé, comme l'oeuvre sur pellicule de Robert Lepage qui n'est pas seulement un homme de théâtre. Mais bien des québécois l'ignorent et croit que Dolan est notre premier représentant du cinéma québécois à l'étranger. Le cinéma québécois n'est pas Dolan. Dieu merci.
  • 2014-05-25 04:33:02
    Puisque des extraits du film sont disponibles en ligne, les sceptiques peuvent sortir une règle et constater qu'il s'agit bien d'un carré...
  • 2014-05-24 23:46:02
    Fascinant de voir les commentaires de nombre de personnes qui lisent sans doute pour la première fois un texte de M. Bilodeau s'attaquer directement à la personne. De dire que '' le scénariste confond récit, développement, personnages, avec une logorrhée de répliques à l’emporte-pièce hurlées par des acteurs costumés par lui '' n'est pas une révélation dans le sens ou il s'agit d'une situation présente dans tous ces films. C'est fantastique de voir un film québécois en sélection officielle à Cannes, mais on ne doit pas s'empêcher de critiquer ou décortiquer pour autant. Je ne vois pas ce qui a de plus sacro-sain chez Dolan que chez Robichaud qui, l'an dernier, avait reçu un accueil plutôt tiède à Cannes dans la section Un Certain Regard et personne n'en était mort. Note à ceux qui nous font sourire en voulant donner des leçons de format de l'image à M. Bilodeau; lisez le texte comme il faut! On parle ici d'un format 4:3 À LA VERTICALE; rien à voir avec Chaplin ou Fish Tank.
  • 2014-05-24 20:39:28
    Si je comprends bien, le cinéma est à sens unique selon vous
  • 2014-05-23 23:35:05
    Je trouve impressionnant le nombre de commentaire que soulève une critique sur le film de Xavie Dolan, alors que je n'en vois pas suite aux autres critiques ici. Comme si Xavier Dolan était un monstre sacré. Je ne l'aime pas non plus mais je reconnais qu'il a de la facilité à imposer certains de ses flashs image et son à notre mémoire de façon implacable au fil de son parcours. C'est une grande force qu'il a. Mais effectivement, certaines longueurs dans ses films créent un malaise, comme chez certaines gens que l'ont côtoie au cours de nos vies, des gens intenses qui savent susciter des moments mémorables mais que l'on a pas toujours envie de côtoyer vraiment... Enfin, une simple réflexion, sans plus. Nous verrons le film quand il sera à l'affiche, mais j'attends plus impatiemment le nouveau film de Stéphane Lafleur.
  • 2014-05-22 12:35:22
    Il faut lire le commentaire de Manon Dumais, respectable critique cinéma s'il en est une. Bien qu'elle félicite l'auteur de Mommy, elle évoque sensiblement les mêmes problèmes que Bilodeau ici. Dolan est sans nul doute un créateur de talent, mais crier au génie, My God, laissons l'histoire en décider et, svp, donnez lui un peu de temps encore. Si à 25 ans on atteint son apogée, la chute sera brutale. Ses meilleurs films doivent être devant lui, et non derrière...
  • 2014-05-22 12:30:20
    Si je comprends bien, un paquet de monde qui n'ont pas vu le film se permettent de sermonner quelqu'un qui l'a vu et qui en sait un bout sur le cinéma. Assez enfantin. Le culte de la personnalité au Québec, on peux-tu en finir? En passant, les défauts de Dolan mentionnés dans ce texte sont assez semblables à ce que j'ai remarqué moi-même dans les amours imaginaires, un film qui m'a profondément ennuyé.
  • 2014-05-22 12:25:39
    @JF Pissias : Oui.
  • 2014-05-22 12:17:16
    Moi je trouve un peut vain de rabaisser un film parce qu'il mise plus sur la forme que le fond. Par contre, quand le fond en arrache alors, selon moi, c'est toute l'oeuvre qui perd en qualité. J'ai bien hâte de voir ce film - en espérant qu'il n'y aura pas de longueurs comme dans Laurence Anyways..
  • 2014-05-22 11:47:26
    leçon de géométrie: un carré n'est pas un rectangle. (lire ratio de 1:1) Bonjour le Grand T. Merci pour votre commentaire. Le ratio n'est pas exactement 1:1. L'image ressemble davantage à une cabine téléphonique, plus haute que large, évoquant davantage le 4:3 (ou 1:33) à la verticale.
  • 2014-05-22 10:58:41
    @sergebeauchemin merci! bien d'accord avec vous ! Cet article ressemble effectivement a du Dolan bashing avec un genre de penchant pour y'é trop jeune pour savoir ce qu'il fait ! Il ne vous rejoint pas grâce à son art certe mais si ! Pour le reste, j'ai bien hâte de voir ce film!
  • 2014-05-22 09:48:07
    Le 4:3 est le format cinéma original. Les films de Chaplin sont en 4:3.
  • 2014-05-22 09:17:44
    @Philippe : "voilà ce qui manque à cette sauterelle cannoise au talent fou." Où avez-vous lu "sans talent". Je suis d'accord en tout point avec Martin Bilodeau. Cela dit, les interventions sont ridicules : connaissez-vous bien Martin Bilodeau ? Un critique cinéma géant ! Et Dolan n'a que 25 ans, ce n'est pas mauvais de lui rappeler ses travers pour qu'il ne prenne pas trop de mauvais plis avec l'âge, question de l'aider à faire mieux, toujours mieux, avec un talent fou, comme le dit Bilodeau, ca serait dommage qu'il s'asseoit sur ses lauriers cannois...
  • 2014-05-22 09:14:06
    "[...] ne fait pas du cinéma avec les autres, mais pour lui-même." "Le réalisateur privilégie le style au propos, l’effet à la profondeur [...]" Ne me dîtes pas que ce n'est pas le cas de la grande majorité des critiques, qui ont toujours l'air d'avoir tant savouré le fiel ou le dithyrambe qu'ils servent aux autres comme un miroir déformé d'eux mêmes.
  • 2014-05-22 09:06:30
    C'est saisissant de voir qu'un critique de cinéma n'a pas le droit d'avoir son opinion et son jugement sur un film au Québec.Est-ce qu'il faudrait que la critique soit consanguine au Québec?
  • 2014-05-22 08:48:57
    Vous lire m'a permis de mettre des mots sur le malaise que j'ai en regardant les films de Dolan. Jamais compris où était le génie ?
  • 2014-05-22 07:33:24
    Mmmm. Je ne suis pas un fan de Dolan mais vous manquez de culture pour ce billet, cher ami. Dolan emprunte à la nouvelle vague la plupart de ses effets et ne révolutionne rien car il est lointain l'âge d'or de la télévision. Puis le format 4/3 est le format cinématographique original. Le 16/9 a été introduit en réaction (et pour se différencier) de la télévision, au milieu des années 50. En gros, je vous dirais qu'on critique un film pour ce qu'il est, non pas pour ce que vous auriez aimé qu'il soit. *** J'imagine que le phénomène Dolan vous donne des boutons (comme à plusieurs) mais oubliez-le et faites une vraie critique; avec un peu d'efforts vous y parviendrai certainement.
  • 2014-05-22 07:33:12
    Mmmm. Je ne suis pas un fan de Dolan mais vous manquez de culture pour ce billet, cher ami. Dolan emprunte à la nouvelle vague la plupart de ses effets et ne révolutionne rien car il est lointain l'âge d'or de la télévision. Puis le format 4/3 est le format cinématographique original. Le 16/9 a été introduit en réaction (et pour se différencier) de la télévision, au milieu des années 50. En gros, je vous dirais qu'on critique un film pour ce qu'il est, non pas pour ce que vous auriez aimé qu'il soit. *** J'imagine que le phénomène Dolan vous donne des boutons (comme à plusieurs) mais oubliez-le et faites une vraie critique; avec un peu d'efforts vous y parviendrai certainement.
  • 2014-05-22 07:32:33
    Hey qu'on a de la misère avec le succès... surtout celui des autres. Après le "Arcand bashing", nous voilà maintenant rendu au "Dolan bashing".
  • 2014-05-22 07:21:34
    Comme on dit, Monsieur Bilodeau n'y va pas avec le dos de la cuillère. Tant de hargne (méchanceté?) ! Votre crédibilité en prend un coup, monsieur Bilodeau, vous avez droit à votre opinion, mais nous avons droit, en tant que lecteurs, à plus de respect.
  • 2014-05-22 06:06:43
    En lisant "coquetterie infantile" à propos du 4:3, je me suis sérieusement demandé si je m'étais retrouvé sur un blog satirique. J'imagine l'auteur, levant les yeux au ciel, en train de soupirer de frustration à l'écriture de ces mots, seul dans son appartement miteux. Pour votre information monsieur Bilodeau, le format 4:3 est toujours valable – tout autant qu'un 16:9 ou un 2.35, pour celui qui sait s'en servir – et d'ailleurs, Dolan s'en sert très bien. L'arrivée du cinemascope n'était pas une évolution irréversible (même si à l'époque le désir de tourner ce format a vu l'industrie presque uniformément s'y tourner) et trop peu de gens osent encore considérer l'Academy dans leur palette d'options. Il a peut-être eu ses moments d'errance, fait des erreurs, mais cet article m'apparait comme ingrat, amer et est loin de lui rendre justice en proposant une critique constructive équilibrée. Le comble de la prétention, en parlant d'un film que 99.9% de vos lecteurs n'ont pas encore vu et ne peuvent donc pas se faire eux-mêmes une opinion, est de le résumer à quelques phrases condescendantes remplies de dédain. Les films à Cannes, monsieur Bilodeau, on se contente de les applaudir, ou on ferme sa gueule. Laissez le film vivre son box office, et après vous vous complairez à chialer comme bon vous semble. Oui, Xavier Dolan fait du cinéma pour lui-même. Ça s'appelle être un artiste. Il décide d'investir son propre argent, pour réaliser comme il l'entend les films qu'il écrit lui-même, et oh attention la coquetterie, il est présent au montage ! Sans intervention extérieure, le cinéma de Dolan brille de par sa juvénilité intouchable, cette parcelle unique de vérité que trop de gens trop vieux n'arrivent plus à comprendre, avec ses erreurs comme ses bons coups. Si vous avez trouvé le film long, monsieur Bilodeau, c'était sûrement voulu. La vie, quand on veut la représenter avec justesse, ne relève en général pas de votre bon vieux film hollywoodien typique. Reconnaître le talent de quelqu'un, ce n'est pas laisser une note de bas de page qui mentionne "talent fou" ou "sauterelle cannoise", et ce surtout pas après avoir craché sur cette dite sauterelle tout au long de la critique. Cette pathétique tentative de vous faire apparaître comme un être avec de la répartie et donner de la crédibilité aux précédents propos sans profondeur représente la cerise sur le sundae de votre style d'écriture amateur. Critiquer de la sorte un film en liste pour la palme d'or vous donne peut-être un certain prestige pour les moins avisés, ces mêmes gens qui doivent trouver vos figures de style très "cool", mais à mon oeil ça ne vous élève nulle part. Ça ne fait que surligner votre évidente amertume et le fait qu'en plus de redorer le cinéma québecois, Xavier Dolan écrit bien mieux que vous. Bien à vous
  • 2014-05-22 03:26:04
    Cela dit, M. Bilodeau a fait usage d'une palette de cinglantes épithèthes qu'il regrettera peut-être dans 5 ans.
  • 2014-05-22 03:06:20
    Je n'ai pas encore vu Mommy et si ça se trouve, j'aurai beaucoup de plaisir à ne pas être d'accord avec M. Bilodeau. Mais je trouve dommage de l'attaquer ou de le traiter de sans talent. C'est un auteur qui réfléchit. M. Bilodeau a un point de vue fort et cohérent sur le cinéma et si on lit bien son article, il reconnaît un immense talent à Dolan. Lui suggérer, par exemple, de travailler avec un monteur, un collaborateur qui a du recul, se défend ou à tout le moins, se discute. Bilodeau avait été dur avec moi sur mon premier moyen métrage en 97. Ça m'avait agacé, dérangé, puis poussé à réfléchir au contenu de mes films.
  • 2014-05-22 01:42:37
    Pov merde juteuse bilodo t' as rien d'autre a foutre?
  • 2014-05-21 23:12:44
    Personne ici n'a encore vu le film. Il me faudra attendre pour savoir si je partage votre opinion sur le jeu des acteurs, les choix musicaux, le format, etc. De ce côté là, votre avis, et celui de tous ces "happy fews", arrive avant le mien. J'apprécie que vous ne soyez pas tendre, car vous êtes franc. C'est votre droit (votre devoir?). Même que ça fait de vous quelqu'un d'audacieux, sans ironie. Cela dit, je ne me fie plus à personne depuis que j'ai pleuré devant Laurence Anyways... Pour ce qui est de "sauver le garçon", je serais d'accord avec vous seulement si Xavier Dolan lui-même ne venait pas de dire: "je pars étudier et vivre un peu..."
  • 2014-05-21 23:08:21
    Personne ici n'a encore vu le film. Il me faudra attendre pour savoir si je partage votre opinion sur le jeu des acteurs, les choix musicaux, le format, etc. De ce côté là, votre avis, et celui de tous ces "happy fews", arrive avant le mien. J'apprécie que vous ne soyez pas tendre, car vous êtes franc. C'est votre droit (votre devoir?). Même que ça fait de vous quelqu'un d'audacieux, sans ironie. Cela dit, je ne me fie plus à personne depuis que j'ai pleuré devant Laurence Anyways... Pour ce qui est de "sauver le garçon", je serais d'accord avec vous seulement si Xavier Dolan lui-même ne venait pas de dire: "je pars étudier et vivre un peu..."
  • 2014-05-21 21:22:51
    De la part de bien des journalistes, j'aurais tendance à penser que comme Bibeau, mais M. Bilodeau, ça ne s'applique pas. Il a peut être raison... Ca prend du courage pour écrire
  • 2014-05-21 21:17:56
    Je suis d'accord. Mais on vous dira que critiquer, c'est de l'envie, que c'est démolir, destructeur etc. Il est devenu un enfant chéri, intouchable pour certains. Il incarne le mythe du prodige. Mais le jeunisme ne peut pas tout fournir. Pourtant, le jeune cinéaste serait en mesure de comprendre. Il est très bon critique de films, extrêmement articulé. Il doit l'être de ses propres films. Mais entre en jeu l'effet "amour du public", applaudissements et tourbillons de glamour, créé par Cannes. Cet aspect de Cannes est venu à me taper sur les nerfs. Je ne peux plus lire ou regarder les reportages. Ai-je lu un arrêt de création de films pour Dolan? Salutaire. Il mérite de laisser de meilleures traces. Je crois que le mûrissement aura son lot de bénéfices. Une vraie profondeur ne pourra qu'en surgir. Il conservera sans doute toujours son cran et sa hardiesse.
  • 2014-05-21 20:36:47
    L'art de dénigrer des artistes sans avoir de talents vous mêmes !